Hippocratus, La Manifeste (voir le texte entier)

Historique des déremboursements

Aujourd’hui les préparations magistrales à base de plantes médicinales ne sont plus pris en charge (elles l’étaient toutes dans le passé).
L’ensemble des phytomedicaments n’est plus remboursé.
UN BRIN D’HISTOIRE DES TAUX DE REMBOURSEMENT
Source : LA REVUE PRESCRIRE JUIN 2003/TOME 23 N° 240 • PAGE 427

Pour relativiser une mesure qui n’a rien d’original.

La mesure ne date pas d’hier !
Au début (1977) c’est la création d’un taux de remboursement dit « faible » concernant 732 spécialités, en 1980 240 spécialités seront ajoutées suivies en 1985 de 1658 autres..
Un arrêté du 14/09/2001 a baissé les taux de prise en charge des médicaments à SMR insuffisant à 35 %. Un second arrêté du 30/12/2001 a complété la liste de médicaments à SMR insuffisant qui étaient encore remboursables à 65 %.
Des baisses de prix de 7 à 8 % en moyenne ont été obtenues sur les produits à SMR insuffisant selon un plan sur trois ans de 2000 à 2002.
> En Avril 2003 : 617 médicaments à SMR “modéré” ou “faible” ont fait l’objet d’une baisse de taux de remboursement.
> En Juillet 2003 Jean-François Mattei a décidé de programmer le déremboursement en trois vagues (2003 à 2005) d’une nouvelle liste de médicaments à SMR insuffisant.
> Le 14 septembre 2005, la Haute Autorité a préconisé le déremboursement de 221 médicaments dont le SMR a été jugé insuffisant. L’État a suivi la recommandation en annonçant le déremboursement de 156 médicaments à compter du 1er mars 2006. En revanche, concernant les veinotoniques, le Gouvernement a créé un taux de remboursement de 15%.
> Depuis le 1er mars 2006, 152 médicaments à SMR insuffisant ne sont plus remboursés par la Sécurité sociale. Cette nouvelle mesure validée par la HAS devrait permettre d’économiser environ 250 millions d’euros en 2006.

Où est la réflexion sur le placebo ?
Ce qui a changé au fil du temps, c’est que ces mesures sont prises avec de moins en moins d’explications ou de mise en cohérence avec l’expérience acquise. Le temps n’est plus à la publication au Bulletin Officiel d’avis généraux de la Commission de la transparence, tels que celui de 1991 sur les antiasthéniques, invitant à une réflexion sur le placebo, les risques de report de prescription et l’automédication.
Le temps n’est pas à l’utilisation d’études sur l’impact des changements de taux de remboursement décidés dans le passé, telle l’étude du Credes de 1985 réalisée après le passage de 1 258 spécialités de 70 % à 40 % . Le temps n’est pas non plus à une campagne publique sur les modalités précises de fixation des prix des nouveaux médicaments. Les autorités sont loin, très loin, des patients et des soignants, et le fossé qui se creuse ne permet pas d’élaborer, d’expliquer et de mettre en œuvre une politique de santé publique.
©LRP

PEUT-ON ESPERER UN CHANGEMENT DANS LA POLITIQUE de SANTE ?

Mme Maryvonne Briot, députée, rapporteure lors de Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé du Jeudi 21 juin 2006 a enfin estimé qu’il faut évaluer la pertinence des décisions de déremboursement de certains produits pharmaceutiques à base de plantes, celui-ci pouvant induire des risques de report vers d’autres spécialités pharmaceutiques.
En conclusion, Mme Maryvonne Briot, députée, rapporteure, a considéré que si les médicaments psychotropes représentent un apport thérapeutique considérable pour la prise en charge des pathologies psychiatriques sévères, leur utilisation, lorsque les patients souffrent de troubles psychiques liés à des évènements de vie, doit rester ponctuelle et qu’il faut davantage s’appuyer sur les alternatives thérapeutiques pour éviter des effets secondaires non négligeables
.

Plus d’informations
http://www.securite-sociale.fr/institutions/hcaam/avis/hcaam_avis_060629.pdf
Page 28 : Qu’est ce qu’un médicament
Page 54 et 55 : Données de consommation par classe de médicaments
Page 193 : Intervention du Professeur J-P BADER
Page 197 : SMR ? (service médical rendu)

Voir aussi dans www.hippocratus-mag.com et taper dans le moteur de recherche: déremboursé

Un commentaire»

  1. fandechat

    7. août 2010 | 17:11 h

    Passionnée par les “mauvaises herbes”médicinales depuis ma tendre enfance, je suis révoltée par l’empoisonnement lent et méthodique orchestré par les laboratoires pharmaceutiques.
    Je suis devenue (ironie de la vie)secrétaire médicale et donc je sais de quoi je parle!!!actuellement un petit nombre de médecins semblent de plus en plus mal à l’aise face à ce système “patient = pompe à fric”.
    A nous de les motiver à signer ce manifeste.
    Bonne chance pour le bien de tous.

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